Elle passait son temps à se fabriquer des couronnes de toutes natures;
coiffes de papiers froissés, parures en fil de fer, diadèmes de coquelicots noués.
Elle ne pouvait s'habiller parfois que de ce peu d'or supposé sur ses cheveux.
Il s'agissait là d'autant d'ornements imaginaires, et elle aimait à régner
nue sur ce royaume factice drapé de confortables chimères.
Elle était reine de pacotille de ce que bon lui semblait alors,
et cette simple idée lui suffisait amplement.
© Victoire de Changy
